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Photo: Vincent Barros
Un jardin d’enfants. Des habitations au goût plutôt douteux construites à la fin des années 80 pour les est-allemands les plus « méritants. » Bref. Un endroit normal. Qui ne paie pas de mine. Et pourtant…
C’est ici au plus fort de la domination nazie dans les années 30 que Hitler avait ses quartiers. Le Reichkanzelerei. L’état-major du Führer. Et juste sous les fondations, le bunker principal. Celui dans lequel se sont réfugiés toute la clique nazie au printemps 1945, dans un troisième Reich à l’agonie. Celui dans lequel s’est suicidé Hitler le 30 avril 1945 en compagnie de sa femme Eva Braun, suivi peu de temps après par Goebbels et les autres dignitaires du Reich. Les corps sont immédiatement brûlés. Pour ne pas laisser de traces.
Après la chute du Reich, le Reichkanzelerei est rayé de la carte. Le bunker recouvert. Oublié. De nouvelles habitations sont construites.
Aujourd’hui, des panneaux situés à l’extérieur montrent l’emplacement exacte du bunker. Une partie du bunker peut être visitée. Pas celle où Hitler a mis fin à ses jours. Une simple raison à cela. Ne pas offrir aux néo-nazis de tout poil un nouveau lieu de recueillement. Un lieu de pèlerinage. Les autorités est et ouest allemandes ont toujours eu la volonté commune de faire table rase de ce passé.
Valentin Gendrot